Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

La Collaboration aujourd'hui en France

  • Mohammed Mbougar Sarr remporte le Prix Goncourt 2021

    Le jury du Goncourt, présidé par Didier Decoin et réuni au restaurant Drouant à Paris, a rendu son verdict mercredi 3 novembre à l’heure du déjeuner, renouant avec la tradition qu’HHervé Le Tellier, prix Goncourt 2020 avec L’Anomalie . C’est donc devant une foule de journalistes, passe sanitaire de rigueur, qu’a été consacré Mohamed Mbougar Sarr, au premier tour avec six voix.

    (…) Né en 1990 à Dakar, ce fils de médecin rejoint la France pour se prédestiner à des études de sciences sociales. Son premier romain, Terre ceinte (Présence africaine), paraît en 2014. Il y relate la tourmente de la ville fictive de Kalep, prisonnière de milices islamiques djihadistes, après que deux jeunes aient été exécutés pour avoir entretenu une relation amoureuse. Il est récompensé l’année suivante du prix Ahmadou-Kourouma au Salon du livre de Genève, puis du Grand prix du roman métis de Saint-Denis à La Réunion. Silence du chœur, toujours publié chez Présence africaine, relate du quotidien de migrants africains en Sicile. Encore auréolé du Grand prix en 2018, il décroche le prix littérature monde du festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo.

    Fdesouche

  • Le conseil municipal de Saint-Nazaire poursuit sa politique pro-immigration

    Le conseil municipal de Saint-Nazaire, réuni durant le mois d’octobre en séance plénière, a décidé de prolonger son subventionnement à l’association pro-immigration SOS Méditerranée. Déjà votée en 2020, cette subvention s’élève à hauteur de 60 000 euros durant le municipe. Sans surprise, ce vote a été acquis à l’unanimité : la majorité socialiste a voté pour, tout comme l’ « opposition » écologiste.

    Le Rassemblement national de la Loire-Atlantique rappelle son souhait résolu d’une restriction draconienne des flux migratoires. Il s’oppose au soutien des collectivités territoriales aux associations promouvant l’immigration. C’est d’ailleurs le sens de la procédure qu’il a entamé depuis 2020 contre la Mairie de Saint-Nazaire, en déposant un recours devant le tribunal administratif, pour faire annuler cette subvention.

  • Une cadre de la mairie LR du Touquet (62) contrôlée alors qu’elle venait de transporter des clandestins dans une ville voisine

    Clandestins_police.jpeg

    Le 8 octobre, les gendarmes ont contrôlé une voiture appartenant à la mairie du Touquet qui venait de transporter des migrants dans la commune voisine de Merlimont, dans le Pas-de-Calais. Daniel Fasquelle, maire LR du Touquet, assure que cet incident est sans lien avec l’activité municipale.

    La scène se déroule le vendredi 8 octobre dernier, à Merlimont, petite commune située non loin du Touquet, dans le Pas-de-Calais. Selon nos informations, deux gendarmes mobilisés dans le cadre du dispositif mis en place pour lutter contre l’immigration illégale vers l’Angleterre procèdent au contrôle de deux véhicules qui viennent de déposer cinq clandestins rue Rose-Mousse, à quinze minutes à pied de la plage.

    Après relève des plaques d’immatriculation, l’un des deux véhicules contrôlés s’avère appartenir à la mairie du Touquet. La personne au volant de la voiture est Marie Bonvoisin, et se présente spontanément comme chargée de communication auprès du maire LR Daniel Fasquelle. Le conjoint de celle-ci est par ailleurs membre de l’équipe municipale. Les gendarmes ont par la suite auditionné Marie Bonvoisin durant la semaine du 11 octobre.

     

    Fdesouche

  • Fabien Roussel veut rendre inéligibles les personnes condamnées pour racisme ou incitation à la haine raciale, comme Éric Zemmour. (AFP)

    FLASH – Fabien Roussel veut rendre inéligibles les personnes condamnées pour racisme ou incitation à la haine raciale, comme Éric Zemmour. (AFP)

  • Sortie le 6 février d'un n° hors-série de Synthèse nationale destiné à être diffusé auprès des Gilets jaunes

     

    Diapositive1.jpg

    Au-delà d’une simple jacquerie antifiscale, la révolte des Gilets jaunes marque le début de la prise de conscience par une partie grandissante de notre peule du fait que notre nation n’est plus maîtresse de son destin. Depuis des décennies les pouvoirs successifs ont bradé la France au profit du mondialisme et du libéralisme outrancier. Aujourd’hui, la coupe est pleine, le peuple en a assez, la révolte gronde, la révolution approche....

    Refuser l’enfumage du pseudo Grand débat est un acte civique. Dénoncer les mensonges des leurres du Système style Mélenchon est un devoir. Donner une consistance nationale et identitaire à l’engagement contestataire est indispensable.

    Synthèse nationale, fidèle à sa vocation d’aiguiller ses lecteurs, a donc décidé, en publiant ce numéro hors-série, de s’adresser directement aux Gilets jaunes afin de leur donner une véritable réflexion politique sur le combat courageux qu’ils mènent depuis le mois de novembre dernier.

    Lisez-le, diffusez-le, allez au-devant des Gilets jaunes, sur les ronds-points, dans les manifs ou ailleurs pour expliquer que leur combat est le même que celui que nous menons depuis toujours. Il faut une rupture totale avec le Système libéralo-mondialiste, il faut que la France retrouve sa liberté, sa prospérité et son identité. Tel est le message de ce n° hors-série de Synthèse nationale.

    120 pages,  l'exemplaire : 15 € (+ 5 € de port)

    Par 5 : 50 € (port offert), par 10 : 80 € (port offert)

    Sortie, le 6 février 2019

    Dans ce n°, vous retrouverez des articles de Emmanuel Albach, Serge Ayoub, Franck Buleux, Charles-Henri d’Elloy, Alain Escada, Georges Feltin-Tracol, Roland Hélie, Pieter Kerstens, Aristide Leucate, Olivier Pichon, Arnaud Raffard de Brienne, Philippe Randa, Jean-Claude Rolinat, Vincent Vauclin, de nombreux Gilets jaunes et de bien d’autres encore...

    Le commander en ligne : cliquez là

    Bulletin de commande : cliquez ici 

  • Le piège mortel du Pacte mondial pour les migrations de l’ONU

    Pacte mondial pour les migrations.jpg

    Arnaud Raffard de Brienne

    En avant-première, l'article qui paraitre dans le prochain numéro (n°50) de la revue Synthèse nationale.

    Le « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières », conçu par l’Organisation des Nations Unies ne vise, ni plus ni moins, qu’à déréglementer l’immigration et à en faire disparaitre la notion même. Ce sera la fin de l’immigration, des politiques migratoires et des quotas pour la consécration du droit humain universel de s’établir où et quand bon lui semble.

    Les 10 et 11 décembre prochain, la quasi-totalité des 192 États-membres des Nations Unies devraient signer, dans le cadre d’une cérémonie officielle qui se tiendra au Maroc, à Marrakech précisément, un accord de l’ONU, le « Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulée ». Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a exprimé son espoir de bâtir avec les 193 États-membres « un cadre mondial pour une immigration sans entrave ». Ce pacte représentera l’ultime étape d’un processus entamé il y a dix-huit mois, avec la signature de la Déclaration de New-York pour les réfugiés et les migrants, adoptée à l’unanimité lors de l’assemblée générale des Nations unies, en septembre 2016.

    Ledit accord, visant officiellement à améliorer leur gestion administrative de l’immigration déboucha sur un Pacte mondial sur les réfugiés, d’une part, et sur le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, d’autre part. Ce dernier, imaginé et conçu pour imposer aux États signataires des directives en matière de gestion et d’accueil de l’immigration, consacre, ni plus ni moins que la disparition même de la notion d’immigration pour imposer un droit perpétuel et universel de tout homme à migrer où bon lui semble. Il constituera le premier document international sur la gestion des migrations et la tentative la plus intrusive, à ce jour, de gouvernance internationale.

    Ce pacte entérinera la fin des politiques migratoires nationales et européenne, ce qu’ont bien compris les Etats-Unis en se désolidarisant dès le mois de décembre 2017 de la démarche. Ils furent suivis dans leur retrait par Israël, la Hongrie, l’Autriche, l’Australie, la Bulgarie, la République tchèque et la Pologne dont le Premier ministre, Mateusz Morawiecki rappelait récemment la priorité absolue de protéger les frontières et contrôler les migrations. Pour l’Autriche, le vice-chancelier du FPÖ, Heinz-Christian Strache, rappela que « l’immigration n’est pas et ne peut pas être un droit humain », ajoutant que le pacte représente une menace pour la souveraineté nationale. Un bon sens aux antipodes des prises de position du président français Emmanuel Macron affirmant, sans surprise, depuis une conférence de presse tenue à Bruxelles le 19 novembre dernier, l’entier soutien de la France au « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières ».

    Un pacte qui imposera aux nations le brassage des populations

    À l’étude de ce pacte concocté dans la plus grande discrétion, comme c’est le cas chaque fois qu’il s’agit de ne pas inquiéter le bon peuple avant de lui asséner un mauvais coup, on commence à mesurer l’origine, les raisons et les conséquences de l’apparition relativement subite du terme « migrant », curieusement et rapidement imposé par l’ensemble de la classe médiatique et politique dès les débuts de la déferlante migratoire et de la réalisation des prémices du « Camp des saints ». Exit l’émigré et l’immigré légal ou non, clandestin, climatique ou bénéficiaire de l’asile qui se métamorphosa ainsi en quelques semaines en migrant, citoyen du monde, libre de s’établir où et quand bon lui semble sans limitation aucune.

    La signature de ce pacte consacrera non seulement la fin des politiques migratoires et des quotas mais aussi jusqu’aux notions même d’immigration et d’étranger : il prépare et organise la submersion du monde occidental, augurée froidement depuis des décennies par la science démographique, principal alibi de la folie migratoire de l’ONU.

    Minimiser l’impact de ce texte en affirmant, par exemple, comme certains, que ce pacte serait inapplicable et que, même signé, il demeurerait par conséquent inopérant, l’ONU ne possédant pas les moyens de le faire appliquer, relève de la plus stupéfiante des inconséquences alors qu’il ôterait à l’évidence aux signataires toute possibilité de maintenir le moindre traitement différencié qui soit en faveur des nationaux dont l’appellation perdra de fait toute signification. Il n’est quand même pas bien difficile d’anticiper qu’aux préconisations et contorsions pédagogiques des débuts succédera immanquablement, à plus ou moins bref délai, la coercition.

    Il semble même évident que ce pacte s’imposera rapidement aux nations au titre du droit international et sonnera, de ce fait, le glas de toute politique nationale en matière d’immigration. Certains commencent à comprendre, mais un peu tard, que l’affaire vient de loin et que l’opprobre jetée depuis plusieurs décennies sur les défenseurs et le concept de préférence nationale contribuait à désarmer moralement et intellectuellement des populations dont les mondialistes s’étaient jurés la disparition ou tout au moins la fin de leur homogénéité ethnique. Face à des populations anesthésiées par le plus épais des matérialismes et une perte de repères en grande partie causée par la baisse du niveau d’enseignement et l’abrutissement généralisé lié à la baisse du niveau de l’enseignement, au foisonnement et à la lobotomisation numériques, ces derniers ne dissimulent d’ailleurs plus leur projet de domination mondiale et il semble déjà loin le temps où seuls quelques auteurs non conformistes alertaient sur le complot mondialiste ourdi par différents cénacles plus ou moins occultes tels que Bilderberg, la Trilatérale, le Concil of Foreign Relations, la Franc-maçonnerie, le sionisme international dont les desseins convergent malgré les inévitables oppositions et rivalités. Quelques courageux précurseurs ont alerté à temps et à contretemps dont Henry Coston, Jacques Ploncard d’Assac, Jacques Bordiot, Léon de Poncins, Yann Moncomble, Pierre Virion et un certain nombre d’autres chercheurs catalogués conspirationnistes pour n’avoir fait qu’alerter sur ce que chacun peut aujourd’hui constater. Complotistes hier, visionnaires aujourd’hui pour avoir dénoncé et analysé, il y a plusieurs décennies déjà, l’engrenage mondialiste. Plus besoin donc de se cacher et même les journaux à fort tirage évoquent aujourd’hui banalement des notions naguères férocement taboues telles que mondialisme, gouvernance mondiale, abolition des frontières, monnaie unique…

    L’acharnement de l’ONU contre les souverainetés nationales

    La résolution 71/80 adoptée le 6 avril 2017 par l’assemblée générale des Nations unies ne fait d’ailleurs aucun mystère des ambitions du texte, lorsqu’elle affirme « Rappelant également que le pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières constituerait un ensemble de principes, d’engagements et d’accords entre les États Membres concernant les migrations internationales sous tous leurs aspects, qu’il serait une contribution importante à la gouvernance mondiale et renforcerait la coordination s’agissant des migrations internationales, qu’il proposerait un cadre pour une coopération internationale globale en matière de migrations et de mobilité humaine (…) ». Le complot d’hier se répand aujourd’hui, dans sa phase ouverte, comme une évidence incontournable et dans une indifférence quasi généralisée.

    Jamais consulté au sujet d’une immigration qu’ils subissent de plus en plus péniblement, les peuples continuent d’ignorer ce qui se prépare, se limitant le plus souvent à subir, avec une passivité surprenante, les effets tangibles et quotidiens d’une immigration folle. Combien savent, par exemple, que le texte évoqué stipule que les « réfugiés et migrants bénéficient des mêmes droits de l’homme universels et des mêmes libertés fondamentales (que les nationaux), droits qui doivent être respectés, protégés et déployés à tout moment. » (Préambule, section 4). Des mêmes droits, donc, de tous les droits dont ils disposent, que ces immigrés soient légaux ou illégaux, prétendument clandestins ou non, en matière de vote, de protection sociale, de logement, d’éducation, de santé… Le texte abolit en effet, de fait, toute différenciation entre immigration légale et illégale, de travail ou au titre de l’asile.

    Devant cette course folle au chaos, la mission américaine auprès de l’ONU a informé par la voix de son ambassadrice, Nikki Haley, son secrétaire général que les États-Unis mettaient fin à leur participation au Pacte mondial sur la migration, conformément à la décision prise dès le mois de décembre 2017 par Donald Trump. Elle précisa que « l’approche mondiale de la Déclaration de New-York est juste incompatible avec la souveraineté américaine ». Est-il nécessaire de préciser que Barak Obama était un partisan acharné dudit pacte ?

    L’Arlésienne des bienfaits de l’immigration

    Face à des réticences légitimes, la représentante spéciale du Secrétaire Général pour les migrations internationales, Louise Arbour, après avoir rappelé que « l’adoption du Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière en décembre à Marrakech sera “un moment décisif” pour l’élaboration des politiques mondiales en matière de migration » a admis du bout des lèvres qu’il y a “des cas où la migration internationale peut avoir des effets négatifs, par exemple lorsque d’importants flux de migrants ont des effets déstabilisateurs à court terme sur les marchés du travail locaux mal réglementés ou lorsqu’un grand nombre de migrants qualifiés quittent un pays, créant des manques de main-d’œuvre qui peuvent être difficiles à combler”. “Mais sur le long terme, les preuves sont claires : les avantages de la migration, en particulier d’une migration bien gérée, dépassent largement les problèmes”, a-t-elle déclaré.

    A quelles preuves peut-elle bien faire allusion lorsque l’on sait que l’immigration représente aujourd’hui le premier des problèmes pour nombre de nations et que son coût abyssal semble interdire tout redressement durable à celles dont la politique migratoire s’est révélée des plus laxistes ?

    Selon Louise Arbour, l’adoption du Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière en décembre à Marrakech sera “un moment décisif” pour l’élaboration des politiques mondiales en matière de migration. On ne peut, hélas, mieux dire…

  • Le préfet Delpuech s’attaque à l’« ultra-droite » car elle est contre le « vivre ensemble »

    Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, était l’invité de Jean-Pierre Elkabbach ce lundi 26 novembre 2018 à 7h20 sur CNews. Dans un long entretien, le préfet de Paris a minimisé au maximum le rôle des éléments d’extrême gauche – qui avaient pourtant largement revendiqué leurs actes – tout en insistant sur le rôle présumé de militants d’une fumeuse « ultra-droite ». Et si Michel Delpuech brandit même la menace hallucinante d’une possible dissolution de certains groupes n’ayant eu aucun rôle dans les débordements de la manifestation des Gilets Jaunes, c’est avant tout car les militants identitaires seraient des réfractaires au « vivre ensemble » et donc à l’immigration. Très inquiétant.


    C’est Christine Tasin, via Riposte Laïque, qui reprend le verbatim de cet entretien absurdement déconnecté du réel. Le voici reproduit ci-dessous, à partir de 5 minutes 13 de la vidéo suivante.

    Delpuech : Les nostalgiques auraient aimé revivre le 6 février 34, il n’en a pas été question.

    Elkabbach Vous saviez qu’il allait y avoir des casseurs, vous direz quel type de casseurs, ils étaient probablement écoutés, ils sont repérés, identifiés… pourquoi ils sont pas bloqués au moment où ils entrent dans Paris ?

    Delpuech : Il faut bien voir qu’on est dans un État de droit, on n’est plus non plus dans le cadre de l’état d’urgence ; on nous dit « pourquoi ne pas interdire de manifester ?  » mais on n’est plus non plus dans ce cadre juridique. Ces individus qui sont proches de cette mouvance de l’ultra-droite sont en effet suivis par les services spécialisés, en province ou à Paris, mais s’ils ne font pas l’objet d’une mesure judiciaire d’interdiction d’aller et venir, il n’y a aucune raison de les empêcher…

    Et le bon serviteur du prince, Elkabbach, de susurrer : Il manque un outil juridique et judiciaire.

    Delpuech : On peut se poser la question. Ceci dit, ces groupes d’ultra-droite font l’objet par ailleurs de toute l’attention des services centraux et il n’est pas exclu qu’interviennent des décisions de dissolution de tel ou tel groupe.

    Elkabbach : Ce matin il y a un Conseil des ministres, on peut imaginer une décision de dissoudre

    Delpuech : C’est des dossiers qui se montent, c’est des dossiers qui s’argumentent, c’est des dossiers qui doivent se nourrir… la dissolution peut être la réponse juridique.

    Elkabbach : Et l’ultra-droite ou les black blocs aussi ? Parce qu’il y a l’ultra-gauche aussi…

    Delpuech : Ça n’a rien à voir comme vous le savez, ceux dont je vous parle, c’est des groupes qui sont d’ultra-droite, des groupes identitaires dont on connaît les slogans, qui sont des slogans racistes, des slogans qui rejettent le vivre-en-commun républicain, c’est cela ces groupes identitaires.

    Elkabbach : C‘est la rhétorique des principes ou vous les avez entendus pendant les manifestations ?

    Delpuech : Il y avait des slogans pendant la manifestation qui s’inspiraient clairement de ce type d’idéologie, oui.

    Elkabbach : Pourquoi et comment il a fait, monsieur Castaner ? A-t-il tout de suite repéré et dénoncé l’ultra-droite ? Comment ? À Partir de quoi ?

    Delpuech : Dès midi, parce que les premiers activistes qu’on a vus à l’œuvre étaient des activistes marqués par cette idéologie et appartenant sans aucun doute à ces groupes.

    Elkabbach : Sans aucun doute ? On le voit à l’œil ?

    Delpuech : On le voit, on voit leur visage, ils n’étaient pas, par exemple, dans la posture des black blocs qui se griment, qui mettent un casque, ou des cagoules… Et il y a des tactiques différentes. Les services de renseignement font leur métier.

    Elkabbach : Il n’y avait donc pas, absolument pas de blacks blocs gauchos ?

    Delpuech : En tout cas, il n’y en avait pas au début de la manifestation ; peut-être que certains sont arrivés pendant la manifestation puisqu’on a relevé des inscriptions du type « vive l’anarchie » et ça, c’est plutôt du côté de l’ultra-gauche. En tout cas, à la manœuvre, lorsque les faits de violence ont commencé, non ce n’étaient pas les black blocs.

    Elkabbach : Est-ce qu’il y avait des jeunes qui venaient des banlieues ?

    Delpuech : Écoutez, fort peu… parce que c’était une manifestation qui était provinciale et si je regarde les 103 interpellés, on se rend compte que plus des trois quarts, ce sont des personnes qui viennent des grandes villes de province, de manière un peu isolée. Donc, c’est pas des habitués du territoire parisien. À l’heure où je vous parle, nous avons déjà 45 de ces personnes interpellées qui ont été déférées à la justice.

    Elkabbach : Oui mais il n’y a pas d’ultra-droite là-dedans ; les responsables d’ultra-droite ont peut-être pu partir, ils sont plus malins que ça, en tout cas il n’y en a pas.

    Delpuech : C’est un peu ça mais je vous ai dit leur sociologie, l’essentiel vient de différentes villes de province. 2 étaient connus des services mais pour des faits plutôt de droit commun. Voilà les personnes qui se sont livrées à des violences et que nous avons interpellées.

    Elkabbach : Et qui ont lancé des slogans aussi ?

    Delpuech : Au moment de l’interpellation, pas nécessairement.

    Elkabbach : L’ultra-droite, c’est un groupe homogène ? Est-ce qu’ils ont des relations entre eux ?

    Delpuech : Oui, il y a des relations entre groupes, il y plusieurs groupes, il y a plusieurs orientations, non, c’est des groupes différents mais ce qui est partagé, c’est une forme d’idéologie, de nostalgie et de formes identitaires qui n’ont rien à voir avec les valeurs de la République.

    Elkabbach : Vous disiez ce matin que ce sont des séditieux ?

    Delpuech : On peut employer ce terme dès lors que l’on vise les institutions de la République. On pense à d’autres pages de notre Histoire.

    Elkabbach : Est-ce que ces séditieux sont influencés par le FN ?

    Delpuech (avec une moue évasive ) : En tout cas, je vois quelle est leur idéologie et le fossé qu’il y a entre cette idéologie et le vivre-ensemble républicain qui est le nôtre.

    Polemia